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Dernier chapitre…

Comme prévu le réveil a sonné très tôt ce Samedi 28 Septembre. Le temps de prendre une douche pour se réveiller et nous voilà partis pour l’aéroport de Split. Cette fois-ci on ne se fera pas avoir, on prend un Uber. En effet la veille c’est un taxi affreusement cher qui nous a amené à l’hôtel.

8h30 – Départ pour le plus long vol du tour…

Ce jour est une première pour tous les deux. Nous traverserons deux mers, l’Adriatique et la Méditerranée. La traversée maritime en “coucou” n’est pas courant pour de simples pilotes privés donc en traverser deux est suffisamment extraordinaire pour être souligné.

Départ de Split à l’aurore

Le décollage de Split est magique, une vue magnifique sur sa baie et des montagnes accompagnées de criques à l’eau turquoise en arrière plan, juste magnifique !

Dernière île avant la traversée de l’Adriatique
Et on cherche les bateaux au milieu de cette étendue bleue…
Trouvé!

C’est au milieu de l’Adriatique que nous passons avec le contrôle italien et comprenez bien que l’anglais d’un italien à la radio à bord d’un avion n’est pas si simple à comprendre contrairement à ce que l’on pense.

Controleuse: “F-GUYA say “met-point” !”
Nous: Qu’est ce qu’elle a dit là ?!
“Brindisi information, say again ? “
Controleuse: “F-GUYA say “met-point” !”

Cela s’est enchaîné de cette manière à 4 ou 5 reprises et nous n’avons jamais su ce qu’elle nous demandait…
Mis à part ce petit malentendu radio, la traversée de l’Italie s’est enchaînée tout à fait tranquillement.

Dernier vol “on top” de ce tour en Italie
L’île d’Elbe avant la Corse

Est arrivé alors un moment important.

Controleuse: “F-GUYA contact Bastia approach, good-bye!”

Il s’agit du moment où l’on quitte le contrôle italien pour passer avec les contrôleurs corses, des contrôleurs français ! La fin de ce tour commence très sérieusement à se faire sentir. On vous avoue qu’après deux semaines à parler intégralement anglais à la radio, le passage au français fait bizarre, on aurait presque perdu notre aisance…

Après 3h30 de vol enfin Bastia, Corse te voilà 🙂

Les côtes corses apparaissent et s’en suit une traversée du nord de l’île de beauté pour aller se poser sur la partie Ouest à Calvi.
Nous sommes très bien reçus par une dame qui trouve notre aventure folle. Elle prend plaisir à nous aider quand on lui explique que nous n’avons rien réservé pour la nuit à Calvi. Deux/trois coups de fils plus tard, l’affaire est réglée.

Un couple de vacanciers normands nous déposent dans le centre de Calvi au pied de notre hôtel. Merci beaucoup à vous si vous nous lisez!!

Nous profitons de l’après-midi pour visiter Calvi et sa citadelle et nous terminons la journée par aller se rafraîchir dans cette eau turquoise. Il se trouve que nous nous trouvons au même moment que le festival de la mer. Nous avons donc pu profiter d’une soirée corse très sympathique ce soir-là.

Les dernières lueurs de cette dernière soirée

Dimanche 29 Septembre, le grand retour est arrivé. Nous prévoyons aujourd’hui d’aller déjeuner chez les parents de Rémy en Provence puis de tracer tout droit vers Toulouse afin de clôturer cette grande boucle.
Deux vols qui se passent de façon la plus normale et sans aucune surprise après deux semaines de cette folle aventure.

Fini la traversée, Lancelot retrouve son pays
Un petit détour par les Calanques
Puis par les dentelles de Montmirail
Dernière pause au soleil de notre brave Lancelot avant de retrouver ses copains
Mais dernier décollage pour nous…

Une aventure qui se termine donc à l’arrivée à Toulouse Lasbordes avec comme comité d’accueil un Youtubeur spécialisé dans les vidéos aéronautiques qui nous fait l’honneur d’une interview sur le projet.

Le temps est donc venu de vous remercier. Tout d’abord nos mécènes sans qui cette aventure n’aurait pas pu avoir lieu. Merci donc à ATR, mécène principal, Inside Group, Foreflight, Boutique Aéro et Picto Toulouse. Merci à France Bleu Occitanie qui a énormément oeuvré lors de notre campagne de communication. Merci aux nombreux donateurs qui ont participé à ce projet. Et bien entendu, merci à vous, lecteurs de ce site comme de nos réseaux sociaux, pour avoir suivi ce périple que nous avons eu plaisir à vous partager.

Cette aventure restera sans doute gravée en nous, et nous espérons le plus profondément possible qu’elle aura permis d’inspirer des lycéens à travers l’Europe afin qu’ils suivent leurs rêves, leurs vocations.

Thomas et Rémy.

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Varna, notre troisième lycée et escale orientale

Mardi matin : Après deux semaines de beau temps à travers l’Europe, la météo est médiocre entre Bucarest et Varna. Les nuages sont bas et pour l’après-midi la visibilité prévue à Bucarest s’annonce trop faible pour nous. 

Catherine, notre hôte de Bucarest, nous emmène à l’aéroport où nous remplissons Lancelot de carburant. Nous voilà au pied de celui-ci pour un dernier briefing météo. Un regard au sud où nous devons nous envoler semble plus clément pour l’instant qu’au nord. Nous décidons de partir pour un petit vol d’une heure vers Varna. Nous restons à quelques centaines de mètres du sol. Après quelques passages de bruine, la mer noire se distingue à l’horizon. A l’approche de Varna, une contrôleuse d’un ton hésitant, sûrement en formation, nous fait attendre quelques minutes avant d’atterrir, le temps de faire décoller deux avions commerciaux.

Météo capricieuse au départ de Bucarest
En effet le plafond est bas

Nous touchons le sol bulgare et voilà à nouveau cette belle danse de véhicules aéroportuaires pour nous accueillir (follow me, sécurité, navette…). 🙂 
Le temps de faire quelques formalités administratives et nous voilà dans un taxi pour le centre de Varna où nous passerons la nuit. 

Mercredi matin 25 Septembre, nous rencontrons le proviseur du lycée français de Varna, qui nous explique le fonctionnement de celui-ci. Il s’agit d’un petit établissement et cette année marque l’ouverture de la classe de terminale. La majorité des élèves du lycée sont Bulgares.

Lycée français Varna

Après l’amphithéâtre de Bucarest, nous sommes cette fois-ci dans une toute petite classe pour la présentation. Une première est faite le matin avec les classes de 3ème et secondes, puis l’après-midi avec les classes de premières et terminales. Le fait d’être en petit comité permet d’avoir un échange riche avec les élèves qui sont toujours aussi curieux de découvrir le monde de l’industrie aéronautique et le métier de pilote. Ce fût le dernier lycée visité de ce tour d’Europe 2019 ! 
Mission accomplie, nous espérons que cela aura permis d’ouvrir l’esprit de ces jeunes et, pourquoi pas, créer de grandes vocations!

On commence à se sentir l’âme d’un prof…
Qu’est ce que je vous disais 🙂

Nous profitons du bord de mer pour aller échanger un peu plus avec les professeurs du lycée en fin de journée.
La journée de vol du lendemain semble compromise en raison d’une météo capricieuse. L’objectif de ce vol est de relier la côte adriatique mais nous revoyons notre objectif à la baisse et espérons juste une fenêtre météo pour rejoindre Sofia dans l’après-midi. Peine perdue…

Jeudi matin, au réveil, nous nous penchons rapidement sur les différents sites de météo afin de savoir si un vol pourra être effectué dans la journée. Le verdict tombe, ça ne sera malheureusement pas envisageable. La visibilité matinale reste trop faible sur le trajet et des orages sont annoncés pour l’après-midi… Le départ est donc reporté à vendredi. 
Nous profitons alors de cette journée “off” pour découvrir la station balnéaire de Varna, seconde ville de Bulgarie. 

Balade dans Varna
Remy cherchant un spot où se baigner dans la Mer noire

Au petit matin de Vendredi 27 Septembre, cela fait exactement deux semaines que Lancelot s’est envolé de Toulouse pour des contrées lointaines. Cette aventure  passe tellement vite, plus que trois vols et nous serons déjà de retour. 
Ne pensons toutefois pas encore au retour, nous avons encore quelques belles aventures qui nous attendent et ça commence dès aujourd’hui ! 

En effet, du fait de cet imprévu météorologique, nous sommes dans l’obligation calendaire de nous trouver sur le sol croate ce soir. Ça sera donc une journée complète de vol entre Varna et Split en prévoyant une pause pipi/boisson rafraîchissante pour nous et notre brave Lancelot. 

Il est 8h30 et nous quittons l’Hôtel de Varna où nous avons passé la dernière nuit. Le temps que la douane à l’aéroport comprenne que nous ne sommes pas de simples passagers mais de jeunes pilotes qui souhaitent retrouver leur avion s’allonge… Enfin nous voilà sur le tarmac auprès de Lancelot. Nous mettons rapidement en route le moteur et et c’est parti, Lancelot s’élance le long  de cette longue piste 27 de Varna, dos à la mer Noire… Au revoir. 

Port industriel bulgare au départ de Varna

La traversée de la Bulgarie s’effectue sous deux images, une première partie très plate avec de nombreux champs et une seconde partie, au contraire, extrêmement montagneuse qui nous mène jusqu’à Skopje (à prononcer “Skopia”), la capitale de la Macédoine du Nord. Nous y arrivons aux alentours de midi et le plan initial est de repartir pour 13h30 maximum car nous avons un créneau horaire pour notre arrivée à Split qui est imposé. Mais évidemment comme les plans ne se passent rarement comme prévu, une  équipe de la SAFA (Safety Assessment of Foreign Aircraft) nous rejoint une fois garés à notre place de parking. Contrôle des licences de pilotes, de certificats médicaux, des différents papiers de l’avion, ils font le tour de l’avion et vérifient que tout est en ordre… Bref une checklist de 54 items à vérifier un à un. Vous ajoutez à cela le temps de faire le plein de carburant, d’aller payer la taxe d’atterrissage et les frais de services et comprenez que notre horaire 13h30 à largement été dépassé ! Ce n’est finalement qu’à 15h15 que nous nous remettons en route.

Montagnes bulgares
Montagnes bulgares
Montagnes bulgares
Il y a du beau monde sur Skopje
Ça c’était avant de voir les équipes de la SAFA arriver…
Allez maintenant on donne à boire à Lancelot

Ce deuxième vol entre Skopje et Split se déroule ensuite sans aucun problème pour rejoindre l’Albanie puis le Monténégro et enfin cette belle Croatie avec un survol côtier magnifique.

Et voilà enfin l’adriatique
L’arrivée à Split

Arrivé à Split, Il nous faut trouver un hôtel pour nous reposer car demain le réveil risque de piquer un peu en sonnant autour de 6h du matin. Les autorités nous demandent de quitter l’aérodrome à 8h30 et pas plus tard afin de libérer des places car tous leurs parkings sont occupés. Avec cette météo  magnifique qui règne sur la Croatie on peut comprendre le risque d’affluence prévu demain.

Mais revenons à notre arrivée : dans la navette qui nous transporte de notre avion au terminal de l’aéroport, nous apprenons que l’immatriculation de notre avion, GUYA, signifie “serpent” en croate.

Bonne nuit à vous qui nous lisez et à notre Lancelot, fidèle serpent volant 🙂 .

Quelle star ce Lancelot avec tout ce monde s’occupant de lui
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Cap vers notre prochain lycée: Bucarest

Nous revoilà à l’écriture après ce weekend qui fut riche en aventure et en voyage. 

Jeudi 19 Septembre fût une journée de repos où nous avons pu profiter de la charmante ville de Prague, ses bâtiments historiques, ses façades colorées. Notre cap sur le Nord a eu raison de la température plus fraîche que nous ressentons, il est nécessaire de s’habiller un peu plus chaudement pour profiter de la ville. Pour être honnête, nous avons eu de la chance jusqu’à présent avec un magnifique ciel bleu sur l’intégralité de notre parcours jusqu’à aujourd’hui. 

Remy se balade cette après-midi-là avec une amie. De mon côté, j’arpente les rues du centre-ville. Nous nous retrouvons le soir autour d’une table d’un restaurant se trouvant dans la rue où nous sommes logés. Une adresse au TOP, un service excellent et des plats plutôt traditionnels de République-Tchèque goûteux à souhait. Allez ! On est sympa on vous file le nom : « Restaurace Století ». 

Au lit après tout ça car on se lève tôt demain pour prendre la route de Oradea en Roumanie. 

Centre ville de Prague

Vendredi 20 Septembre, 8h30 nous sommes en route pour l’aéroport de Prague. Le vol ne sera pas direct pour la simple et bonne raison que la Roumanie n’appartient pas à l’espace Schengen, il faut donc s’arrêter en Hongrie avant de franchir la frontière et par la même occasion faire le plein de l’avion qui nous fera traverser toute la Roumanie pour atteindre Bucarest le lendemain. Bref un long périple en prévision et quelle surprise de s’apercevoir en arrivant à l’aéroport de Prague que notre escale du soir, Oradea, ne possède pas de carburant disponible pour Lancelot. Bon il faut changer les plans, ça sera Békéscsaba pour le « fuel stop » et Debrecen pour la douane. 

C’est reparti pour un voyage en direction du sud.
Un Cessna tchèque ayant une peinture sympathique.

Lancelot s’aligne sur la piste et rugit en laissant évacuer sa puissance nécessaire pour décoller. On monte assez rapidement au niveau de vol 095 (9500fts / 3000m) et Lancelot se met à jouer au baroudeur d’Europe de l’Est en traversant en un seul vol la République-Tchèque, la Slovaquie ainsi que la Hongrie. 

Notre trajet du jour en partance de Prague sur nos iPads

L’arrivée à Békéscsaba se fait sans soucis particulier avec un agent AFIS qui nous fournit le strict nécessaire nous permettant de nous poser en sécurité. 

Békéscsaba est une petite ville du sud-est de la Hongrie et son aéroport nous apparaît comme une vraie contradiction entre une structure moderne, rénovée avec des bâtiments plus que corrects et une superbe piste d’atterrissage mais qui possède une activité aéronautique proche du néant. Une équipe de parachutistes s’entraînait toutefois ce jour-là, une compétition approche apparemment. 

Nous voilà donc posé à Békéscsaba, nous sommes reçus par une charmante dame qui nous aide à faire le plein et nous propose de prendre un café, volontiers ! On lui explique que l’on souhaite poursuivre jusqu’à Oradea mais avant cela il nous faut passer par un aéroport douanier, le plus proche est Debrecen un peu plus au nord, la dame propose d’appeler l’aéroport et savoir s’ils acceptent de nous recevoir. Là nous faisons face à un nouveau problème, la piste de Debrecen est actuellement en maintenance et elle sera à nouveau opérationnelle qu’à partir de 20h, nous obligeant alors à poursuivre sur Oradea de nuit. Il est 17h à Békéscsaba et nous avouons être un peu fatigué du vol d’aujourd’hui, nous décidons donc de rester là et de partir pour la douane à Debrecen demain matin nous ferons alors un vol direct pour Bucarest et nous ne passerons pas par Oradea. L’Hôtel était réservé et il est trop tard pour annuler, tant pis ! 

Nous avons même eu le droit à la visite de la tour de contrôle.

La dame présente sur l’aéroport de Békéscsaba nous propose un appartement libre sur l’aéroport, chambre, entrée, cuisine, salle de bain, toilette, tout le confort nécessaire pour environ 10€ la nuitée pour tous les deux. C’est aussi ça l’avantage de ces pays de l’Est de l’Europe, la vie est vraiment moins chère qu’en France. 

C’était weekend de compétition de saut jusqu’aux dernières lueurs du jour.

Un petit passage par les paras où on les voit sauter d’assez bas pour ne pas perdre de temps de descente, l’objectif est l’entrainement à l’atterrissage de précision alors rester ½ heure en l’air ça ne les intéresse pas. De ce côté rôde également cet Antonov An-2, vieux briscard de la guerre qui avait été vendu à l’époque en des milliers d’exemplaires. Aujourd’hui il réalise des missions d’épandage agricole.

Antonov An-2, un avion construit en millers d’exemplaires

Il y a également un restaurant à environ 1.5 km de marche de l’aéroport, ça nous fera une balade nocturne. Nous mangeons très bien, des plats typiques du pays pour ne pas changer nos habitudes. La soirée se déroule finalement sans encombre, Lancelot s’est vite endormi, il a beaucoup volé aujourd’hui … 

Samedi 21 Septembre, à nouveau un réveil matinal, on décolle à 9h tapante direction Debrecen car nous ne sommes pour le moment toujours pas autorisés à entrer sur le territoire roumain. Je pose Lancelot sur cet ancien aéroport militaire et nous sommes accueillis par cette voiture aux couleurs flashy, la « follow me car ». En effet, sur certains aéroports, ces voitures sont déployées pour aider les avions à trouver leur place de parking. C’est chouette, c’est la première fois que je suis ce genre de voiture et c’est en effet très pratique. Un passage dans le bureau de douanes, on paye les frais d’aéroport et la taxe d’atterrissage et on est reparti. 

Au départ de Békéscsaba
La première voiture “Follow me”

Direction Bucarest cette fois, 2h de vol très sympathiques et très beaux. On à littéralement traversé le pays, avec pendant une bonne partie du trajet une superbe vue sur la chaîne de montagne roumaine, les Carpates. Arrivés à Bucarest, une nouvelle « follow me car » nous attend, décidemment. Catherine est là, elle nous attendait. Catherine c’est la conseillère d’orientation du lycée où nous sommes attendus pour notre conférence. Son mari, Michel et elle ont l’extrême gentillesse de nous accueillir et de nous héberger chez eux aux abords du lycée à l’entrée de la ville. 

Nous mangeons ensemble autour d’un barbecue et nous voilà parti pour une visite d’une partie de la ville avec entre autres cet immense palais du parlement, construction communiste datant de l’ère Nicolae Ceaușescu.

Palais du parlement, un bâtiment aux dimensions hors du commun.

Nous avons vraiment passé un week-end très sympa avec ce couple formidable, et si vous nous lisez, merci milles fois pour votre accueil. 

Le jour de notre seconde rencontre avec des lycéens/collégiens de l’étranger était ce Lundi 23 Septembre. Au total 320 élèves, toutes les classes de Seconde/1ère/Terminale le matin et les 4ème/ 3èmel’après-midi.  Nous avons pu détailler différents aspects de l’industrie aéronautique, la construction d’un avion depuis sa conception en bureau d’études jusqu’à sa fin de vie en passant par les essais en vol et son entretien pendant sa vie en compagnie aérienne. Nous avons également fait un focus sur l’activité de pilote, en loisir ou professionnel.

Présentation sur estrade à Bucarest
Et au tour de Thomas

Tout cela a l’air de leur avoir bien plu à voir leur enthousiasme. Ils nous ont en tout cas bien allégés en goodies que nos partenaires nous ont fournis pour l’occasion. C’est Lancelot qui va être content. 

Comme les bonnes choses ont une fin, nous sommes Lundi soir et demain nous quittons ce pays qui nous a si bien accueilli pour la Bulgarie, nous y rencontrerons pour la troisième et dernière journée de conférences les lycéens de Varna, petite cité balnéaire bulgare au bord de la Mer Noire. 

Merci la Roumanie, merci au lycée français de Bucarest de nous avoir accueilli et un énorme MERCI à Catherine et Michel pour votre générosité et votre joie de vivre éternelle. 

La revedere !

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Etape 3: notre point le plus au Nord

Mercredi 18/09 : Nous voilà en partance de Munich pour Prague, l’aéroport d’Augsbourg est assez éloigné (70km de Munich). Cette fois-ci avec l’ensemble de nos bagages, ça sera taxi, train et puis taxi. Les multiples bagages de l’aller (à pieds) nous ont laissés quelques traces au dos…

Arrivée à l’aéroport à 13h, le plan de vol a été envoyé directement depuis l’application Foreflight pendant notre demi-heure de train. Cette application nous aide beaucoup pour la préparation et le suivi des vols, l’ensemble des informations nécessaires à nos vols sont disponibles sur le même support. Merci à cette entreprise, Foreflight, de nous avoir offert ces abonnements. Cependant pas question d’oublier de tracer nos trajets sur une carte papier et un log de navigation écrit à la main, nous ne sommes jamais à l’abri d’une défaillance de ces outils du 21ème siècle.

Plan de vol du jour

Lancelot est là et comme à son habitude il nous attends sagement avant ce trajet qui nous mènera vers le point plus au nord de ce tour d’Europe. Nous. effectuons le tour avion, rien à dire, notre monture se porte parfaitement bien. Un petit clin d’oeil alors aux mécaniciens de l’aéroclub ACAT qui nous ont soigneusement préparé l’avion avant le départ.  😉

Notre brave et sage Lancelot

13h30 nous voilà en l’air, nous montons au niveau de vol 075 (7500 pieds) pour un vol direct sur Prague. Il s’agit de notre premier vol au dessus de grandes étendues plates, après la Suisse et le début de l’Allemagne, ça fait bizarre.  A l’arrivée sur la frontière tchèque, un fin banc de nuages nous barre la route à notre altitude. Nous échangeons quelques mots afin de décider si nous voulons les éviter en volant au-dessus (on top) ou au-dessous. Nous voilà rapidement sous la couche, le reste du vol sera alors turbulent jusqu’à l’atterrissage.

Survol de plaines
Ne pas oublier de changer de reservoir
Un chateau Tchèque qui à l’air très chouette

Thomas, un peu enrhumé est pris au niveau des sinus, surement l’air frai de la visite nocturne de Munich après notre journée avec les lycéens… Il subit alors douloureusement chaque descente à un taux un peu élevé. Un point à surveiller et à soigner pour ne pas être embêté pour la suite du voyage. 

L’arrivée à Prague
“F-GUYA Final runway 23R”

A l’arrivée sur le terrain de Prague-Lethany, un contrôleur très sympathique connaissant quelques phrases de français nous guide jusqu’à l’atterrissage. 

“F-GUYA bienvenu, Bon après-midi, au revoir”

L’atterrissage est un peu sportif, il y a 16 noeuds de vent de travers avec quelques rafales mais Lancelot vient épouser le sol comme à son habitude, qu’est ce qu’il est fort ce Lancelot 🙂 

Pas mal de vent de travers en effet
Le terrain de Prague-Lethany

Nous resterons à Prague pour 2 nuits avec l’objectif de découvrir cette jolie ville avant de reprendre la route vers les 2 prochains lycées qui nous attendent. Le prochain vol nous fera survoler 4 pays, la République Tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. 

A bientôt pour de nouvelles aventures 🙂

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Munich, Stern des Südens

Il est 11H et cette journée bavaroise commence, quelques modifications de dernière minute sur notre powerpoint et nous sommes fin prêt pour prendre le chemin du lycée français de Munich.

Nous croyons comprendre que nos polos font plutôt bonne impression, quand une personne du bus nous menant au lycée nous demande où avons nous trouvé ces polos, cool la journée démarre sur de bonnes bases.

Nous arrivons devant cet ancien cloître, un drapeau français flottant avec classe dans ce ciel bavarois, pas de doutes nous sommes arrivés. Quelques souvenirs des années lycées nous viennent alors à l’esprit quand Remy aperçoit deux jeunes s’échanger discrètement un petit mot d’une poche à l’autre. On a beau vivre au 21ème siècle, ce genre de chose n’évolue décidément pas.

12h00, Géraldine, documentaliste du lycée Jean Renoir de Munich nous reçoit dans son CDI et nous propose d’aller grignoter un morceau. L’occasion de discuter un peu plus du fonctionnement d’un lycée français à l’étranger et de comprendre que nous aurons à faire à des élèves très ouverts et très curieux, tant mieux, nous avons beaucoup de choses leur transmettre.

Au programme nous aurons les 4 classes de secondes du lycée divisées en 2 groupes, ça sera donc deux conférences d’1h30 qui s’enchaîneront dans l’après-midi.

13h45: Allez c’est parti, ce pourquoi nous parcourons l’Europe démarre enfin, au programme:

  • Notre présentation et pourquoi nous sommes ici
  • Les débuts de l’aéronautique à Toulouse
  • Les différentes étapes de la conception à la livraison d’un avion en passant par les essais en vol.
  • Devenir pilote: du pilote privé au pilote de ligne
  • Une bonne partie questions/réponses
Remy expliquant les différentes missions d’un bureau d’études
Devenir pilote
Quelques notions de navigation aérienne

Géraldine avait raison, ce sont des élèves attentifs et ultra curieux. Nous avons eu de très bons retours de la part des élèves, comme des professeurs présents à la conférence. Quelques élèves sont restés à la fin de la seconde conférence pour échanger un peu plus longtemps sur cette passion et ce monde aéronautique.

C’est déjà la fin de la journée, les élèves nous allègent un peu de tous les goodies que nous leur avions apportés, nous remercions infiniment Géraldine, le proviseur, le proviseur adjoint ainsi que tout le corps enseignant de nous avoir accueilli. Le temps de passer une petite soirée à Munich et nous préparons déjà le vol de demain, nous changeons déjà de pays, direction la République-Tchèque et sa belle ville de Prague.

Le centre de Munich, dans toute sa splandeur

L’Europe Tour 2019 se déroule exactement comme prévu, à très bientôt à tous !!!

Thomas et Remy

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Étape 2: Merci la Suisse, bienvenue en Bavière

Grâce à une météo clémente, merci à l’anticyclone que nous avons au dessus de l’Europe cette semaine, nous avons pu passer le weekend en Suisse et profiter de cette belle région avec ses lacs, ses montagnes, ses coteaux… sans oublier son atmosphère paisible. 
Mais trêve de bon temps, nous y avons également finalisé la présentation pour les lycéens qui attendent notre venue dès mardi à Munich. 

Cette “Demoiselle” navigue paisiblement sur le Lac Léman
Fin de journée Suisse

Lundi 16 Septembre, 9h30, nous voilà à nouveau sur l’aérodrome de Lausanne La Blécherette. 
La première action est de passer au bureau de piste pour payer le parking de l’avion de ses 3 nuits passées sur le tarmac. Sans doute le plus long arrêt du voyage.  

10h :  nous offrons un dernier au revoir aux grands-parents qui nous ont gentiment acceptés de nous amener jusqu’à l’aérodrome. 
Aujourd’hui Thomas pilote et je m’occupe de la radio et des images, briefing départ, ça sera un départ face au sud avec le lac et sa majesté le Mont Blanc en face. Nous sommes heureux d’avoir un petit vent du sud pour décoller dans ce sens car la piste, pas si longue et pentue, nous décollons donc plus facilement. 

Préparation de ce fainéant de Lancelot encore endormi sur le tarmac de Lausanne

Après avoir chargé Lancelot et remplit ses gourdes jusqu’à ras bord de 100LL, nous voilà dans l’axe pour décoller. Plein gaz, pieds au plancher, nous voilà en l’air, la ville de Lausanne défilant sous nos ailes. “Ouf” soupire Thomas “Malgré la descente, il a mis du temps à monter”, à croire que Lancelot se sentait tellement bien sur le sol Suisse qu’il souhaitait y rester. 

Lausanne sous nos ailes au décollage
En arrière plan les coteaux du Lavaux
Au revoir Lausanne

Cap sur les préalpes, nous laissons derrière nous le lac Léman et sa douceur de vivre. Genève Info nous demande alors de passer avec Zurich Info, nous voilà maintenant et pour un bon bout de temps pendant ce tour, en anglais à la radio. 
Les montagnes passent sous nos ailes, nous distinguons les alpages et chalets suisses. Nous aurions bien fait un stop pour y acheter un peu de Gruyère 😉 

12h : Trêve de distraction, à l’arrivée sur Emmen les choses se corsent à la radio, le contrôleur nous demande de rappeler à un point dont le nom à sonorité germanique nous échappe. Celui-ci nous donne alors un autre point de report: “Report crossing LSZU, Lima Sierra Zulu Uniform”, cette fois, pas de soucis. Ce fût notre première incompréhension de la journée. 
Quelques nautiques plus loin alors que nous profitions du splendide paysage, nous voilà à nouveau en hésitation pour la compréhension d’un message. Merci Thomas à l’oreille plus aiguisée. 

Lac de la Gruyère
Le lac des 4 cantons, l’origine de la Suisse
Merci Foreflight pour nous permettre une navigation optimale
Tranquillement installé, Lancelot est lancé à vive allure

12h30 : Très vite nous nous trouvons en Allemagne, c’est vrai que notre vitesse à ce moment là avoisine les 135 kts / 250 km/h (pour 110kts donné dans le manuel de vol). Notre Lancelot devait être pressé d’arriver. Voilà la piste en vue, nous sommes autorisé pour une approche directe et Lancelot vient alors embrasser cette longue piste bavaroise. 

une belle piste bavaroise
Willkommen in Deutschland

16h : Après les formalités, le taxi, le train, 2 métros et 20 minutes de marche, nous voilà arrivé à Munich chargé comme des mules. La prochaine fois, avec autant de valises un taxi sera le bienvenu (oui Thomas tu avais raison). 

Nous nous réjouissons de la journée de demain où nous allons enfin rencontrer les élèves du lycée français Jean-Renoir. La présentation est finie, les goodies sont prêts et nous sommes hyper motivés pour partager notre passion et l’ensemble des métiers qui y sont liés. 

Merci encore à nos partenaires ATR, Inside Group, ForeFlight, La Boutique Aéro de nous permettre de réaliser cette aventure. 
On se retrouve demain soir, nous vous partagerons cette journée qui devrait être enrichissante. 

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Le GRAND Départ !

C’est à Vevey, petite ville Suisse au bord du lac Léman, qu’enfin, nous ouvrons ce blog qui relatera notre aventure tout au long des deux prochaines semaines.

11h00 ce matin: Je rejoins Remy à l’aéro-club René Barbaro sur la plateforme de Lasbordes. Celui-ci est en train de finaliser le dossier du vol d’aujourd’hui, remplir les papiers de douane, envoyer le plan de vol depuis Toulouse à destination de Lausanne, ça sera lui le commandant de bord. En même temps monsieur est Suisse, nous allons à Lausanne, Lausanne est en Suisse donc monsieur pilote, que voulez-vous 😉
J’ai également récupéré un kit de maintenance (pneu, bougies, filtre, huile…) qui pourrait nous dépanner en cas de pépin loin d’ici. Nous sommes aux alentours de 13h et tout semble prêt.

Nos amis de la boutique aéro nous font la joie de venir nous voir à notre départ. Allez c’est l’occasion de sortir leur beau Cessna peint aux couleurs de la boutique et de faire quelques photos auprès de Lancelot (GUYA pour les intimes). Ils décident de nous accompagner en vol au départ, l’occasion de faire quelques photos aériennes du départ.

Petite photo d’avant départ
Derniers petits au revoir

14h30: “F-GUYA, vent du 140° pour 10 noeuds autorisé décollage piste 15” Ça y est, l’Europe Tour 2019 démarre enfin. Au programme: décollage de Toulouse puis cap sur les plateaux du Larzac et ses éleveurs de chèvres en passant par Millau et son magnifique viaduc. Comme vous pouvez le voir sur les photos, c’est une région très sèche en ce moment, pauvres agriculteurs…

Et HOP Lancelot s’envole !
Notre aérodrome de départ, Toulouse Lasbordes et cette belle ville rose juste derrière
Le Cessna de la boutique aéro qui nous souhaite une bonne aventure
Viaduc de Millau
Plateaux du Larzac
Buvez du Perrier Citron, c’est la clé du succès !! Bon et il faisait chaud aussi …

16h00: On commence à voir se dessiner quelques montagnes dans la brume par là-bas. L’une d’entre-elles attire particulièrement notre attention, plus large, plus haute, plus blanche et qui à l’air de dominer toutes les autres, pas de doute, sa majesté le Mont Blanc nous ouvre les portes de l’Europe.
La suite du vol se passe parfaitement bien, on passe Valence puis une première vallée et Grenoble apparait sous nos ailes. Chambéry ensuite et son aéroport au bord du lac du Bourget, Annecy et cette eau magnifique et enfin on aperçoit notre destination, le Lac Léman, Genève puis Lausanne.

Croix du Nivolet vers Chambéry
Chambéry et son aéroport au bord du lac
Lac d’Annecy
Sa majesté, le Mont Blanc
Au revoir la France, Bonjour la Suisse

Remy: F-GUYA, vertical terrain, joining (…) heu, heu
Thomas: Downwind, downwind !!
Remy: Joining downing F-GUYA

Pour sa défense, après 3h de vol plus le fait de ne pas avoir voler en anglais depuis un moment, quand tu tombes sur un terrain aussi peuplé que celui de Lausanne cet après-midi, il y a clairement moyen de patauger un peu dans la gadoue 🙂
S’en suit un atterrissage parfaitement bien exécuté sur une piste descendante de 800m, “freine ! freine !”.

Lausanne apparaît sous l’aile droite de Lancelot
Touché !
Nous sommes bien chez les Helvètes !

Nous passerons le Week-End à Vevey où vivent les grand-parents de Remy qui ont eu la gentillesse de venir nous chercher à l’aéroport et de nous héberger tout au long de ce week-end. Un GRAND MERCI à eux !!

Prochain départ Lundi direction Munich où nous attendent 4 classes de secondes pour la première conférence aéronautique de ce tour.

Encore une fois, un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent, ATR, Inside Group, la boutique aéro, France Bleu Occitanie, nos nombreux donateurs sur la cagnotte Leetchi, tous nos proches évidemment et on en oublie certainement mais vraiment: MERCI !!!

Thomas
Remy